Les Sports


Martin Patenaude Monette

Retour dix ans en arrière...

Il y a dix ans, avant la fameuse année 1994, on voyait pointer à l'horizon une jeune équipe talentueuse. Les Expos semblaient promus à un très bel avenir (sur le terrain !) avant qu'une grève vienne mêler les cartes.

Dix ans plus tard, les Expos de Montréal semblent une fois de plus voués au succès. Comptant dans ses rangs des joueurs talentueux comme Vazquez, Armas, Cabrera, Vidro et surtout Vladimir Guerrero, un joueur exceptionnel, l'équipe manquait d'expérience les dernières années et elle éprouva plusieurs difficultés, aussi à cause des blessures. Toutefois, cette année elle domina tout au long du mois d'avril. L'organisation montréalaise termina première de sa division et dans la majorité des statistiques offensives (coup sûrs, points marqués, moyenne au bâton, moyenne de présence sur les buts, moyenne de puissance, amortis sacrifice, buts volés, buts sur balles). De plus, Guerrero obtint le titre de joueur du mois (Ligue nationale) après avoir été nommé une fois joueur de la semaine (Ligue nationale), comme son coéquipier Michael Barrett. Par surcroît, ces deux joueurs dominèrent la statistique de la moyenne au bâton.

Il n'y a par contre qu'un mois de joué sur un total de six. Cependant, on peut au moins espérer une fiche de .500 (nombre de victoires égal au nombre de défaites). Alors, si vous n'avez pas entre 50 et 150 $ pour vous payer un billet au Centre Molson, optez pour un billet qui se vend entre 7 et 36 $ au Stade olympique. Pour y être déjà allé quelques fois cette saison, je peux vous affirmer qu'on ne peut pas assister de meilleures performances sportives dans la métropole québécoise. Du jeu époustouflant ! Et une foule très animée malgré ce qu'on pourrait croire. Une équipe prometteuse et bien du plaisir en perspective si l'argent ne venait pas encore foutre son nez partout... (On parle même d'une autre grève cette année !)


Gros jambon ? Non, homme fort !


Un policier de 31 ans la municipalité de Gatineau, ayant une masse de 150 kg, un autre agent de la paix abusant du plaisir que représente la dégustation de beignes et de café ? Non, c'est un des hommes les plus forts de la planète.

Hugo Girard né à Saint-Anne-de-Portneuf participe au championnat mondial des hommes forts (World's Strongest Man) depuis 1998. Qu'est-ce que ce championnat ? Ceux qui ont l'habitude de regarder les chaînes de télévision spécialisées en sports tard en soirée (ou tôt le matin, dépendant du point de vue) le connaissent bien. Pour les autres, ce genre de compétition regroupe plusieurs épreuves qui testent l'endurance, la force, la souplesse, etc., des participants pour ensuite sacrer l'homme le plus fort du monde. Des épreuves telles les roches d'Atlas (on doit soulever des roches de 111 à 175 kg, puis les déposer sur des socles de plus en plus hauts), le tir du camion (on doit tirer un camion d'environ 10 000 kg sur une certaine distance avec une limite de temps) ou d'un avion (qui est plutôt... impressionnant!), le soulever de la voiture (on doit soulever le plus de fois une voiture dans un intervalle de temps) et plusieurs autres toutes aussi farfelues et étonnantes, y sont présentes.

Après Louis Cyr, premier homme fort du pays (le plus fort ayant existé au monde, dit-on), Hugo Girard relève le défi. Jusqu'à maintenant, il n’a pas mal fait, ayant des résultats plus que respectable lors des compétitions internationales.

L'important est de ne pas être blessé dans notre orgueil lorsqu'on observe ces « phénomènes ». Il faut seulement se satisfaire d'exploits personnels comme le levé de la boîte de conserve ou du chat ventripotent du voisin.


Pour plus d’informations :

- Http://www.hugogirard.com/

- Http://collections.ic.gc.ca/louiscyr/